Extrait du livre La Magie des Epices
de Jacqueline LAWRENCE |
La noix de muscade est issue du muscadier, arbuste originaire des
Moluques. Comme pour le clou de girofle, c'est à Pierre Poivre que l'on doit son acclimatation sous d'autres latitudes. Aujourd'hui la noix de
muscade est cultivée à Ceylan, en Malaisie et aux Antilles. C'est d'ailleurs l'île de Grenade qui produit
près de 40% de la consommation
mondiale.
Le fruit du muscadier ressemble à un abricot. A maturité, il s'ouvre en deux sur un noyau qui sert de protection à la noix de muscade. Une
fois séché, le noyau est ouvert pour recueillir la noix de muscade. Celle-ci, ridée, est souvent trempée dans la chaux pour la protéger
des insectes et empêcher la germination. C'est une épice très dure qu'il faut râper et ajouter dans un mets en
fin de cuisson afin de lui conserver tout son arôme.
Aux XVII° et XVIII° siècles, chaque convive arrivait à un dîner avec sa
propre râpe, en bois ou en argent, afin de râper directement la muscade dans son
assiette.
L'arôme bien caractéristique de cette épice, une sorte de cannelle légèrement poivrée, se marie harmonieusement avec la sauce
béchamel, les pommes de terre ou les légumes.
VERTUS :
Dans la médecine orientale, la muscade est très largement utilisée pour
soigner les rhumatismes, les refroidissements et les bronchites.
Ses vertus hypnotiques sont connues depuis l'Antiquité et nos ancêtres l'utilisaient en quantité infinitésimale dans de nombreuses
préparations. De plus elle aide à la digestion des plats lourds et régularise les cycles
féminins.
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